cabaretiers et aubergistes en 1757

chrcan
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cabaretiers et aubergistes en 1757

Message non lu par chrcan » 03 juil. 2017, 08:01

Ci dessous la localisation des aubergistes et cabaretiers caennais en 1757

Bien sur, ça nous emmène presque deux siècles avant les destructions de 1944, mais certains de ces établissements ont réussi à perdurer jusque là. C'est le cas, par exemple, de deux des trois établissements du marché au bois (l'auberge des Lépine et l'hôtel de la victoire, le troisième devenant une maison un peu particulière après avoir été un temps simple habitation).

Et comme ce sont des professions qui, plus que d'autres, ont toujours eu à utiliser la publicité sous toutes ses formes (réclame, enseignes, publicité légale... tapage, etc...), sans parler des nécessités physiques du bâtiment, ils sont relativement faciles à localiser, et peut-être que cette liste pourra vous resservir

Vous remarquerez qu'il y a des homonymies. On a ainsi une Petite-Notre-Dame au marché au bois et rue saint-Martin

C. 4565 (Liasse).— 3 pièces papier. 1757. — Capitation des arts et métiers. — Caen. — Aubergistes, cabaretiers, pressoiriers, courtiers en boissons. — Mandement de l'Intendant fixant à 650 1. le montant de la capitation à lever sur la communauté. —Rôle de la répartition faite par les « députés »

Vaucelles : Grande Rue :
- François Lefebvre, aubergiste au Lion d'Or,
- Clément-Victor Desrues, au Louvre,
- Pierre Billon. à l'Image Saint-Michel
- Richard Hédiard, au Parc le Roi,
- Françoise et Madeleine Lecompte, à la Couronne
- François Paris, à l'Image Saint-Jacques.
- Jean Le Febvre, à la Croix blanche
- Louis Malouin dit Dubreuil et Denis Michel Le Blond, marchands de vin en gros
- Thomas de Lafontaine, passementier et cabaretier.
- Jacques Le Chevalier, tonnelier, marchands de cidre en gros;
rue de Falaise :
- Jacques Sosson. aubergiste au Pin,
- Michel Tilly, à l'Image Saint-Martin;
Sainte-Paix :
- François Grenier, faisant valoir le pressoir de Vaucelles ;
rue Saint-Jean :
- Antoine Fichet, à l'Hôtel de Bourbon,
- Jacques Le Grand, au Chapeau rouge,
- Tostain, maître de paume et cabaretier,
- Jean de Cussy, marchand de vin en gros,
rue de l'Hôpital :
- Jean Pouchin, au Palais Royal,
Place Royale;
- François Letellier, à l'hôtel de la Place Royale,
- Jacques Maillet, au Dauphin,
rue du Moulin :
- Pierre-Adrien Maubant, au Grand Cerf,
Saint-Pierre ; Marché au bois :
- Étienne Lépine, au Point du Jour,
- Philippe Dupont. à la Petite Notre-Dame,
- Jacques Le Barillier, à la Victoire,
Vaugueux
- Nicolas de la Cour, au Bras d'or.
- veuve La Cour et fils, au Soleil,
- Guillaume Catherine, aux Trois Rois,
- Pierre Marguerie, au Lion Vert;
Faubourg Saint-Julien :
- Jean Roger, à l'Image Saint-Julien.
- Nicolas Labbé, à l'Image Saint-Jean,
- Jean Le Roy. au Cheval blanc;
rue Gémare;
- Nicolas Huet, à la Ville de Bayeux,
- Pierre Costy, au Croissant;
rue des Teinturiers ;
- Robert Chantreuil, à l'Aigle d'or,
- Jean Marguerie, au Grand Hôtel.
- Michel Saunier, à la Pomme d'Or;
rue Saint-Pierre
- Jacquet Bellanger, à l’Épée Royale.
- Charles Sénécal, à l'Image Saint-Pierre,
- Thomas Chardin, aux Trois Marie,
- Pierre Guillot, au Lion d'Or,
- François Hétier et Étienne Aubourg au Grand Turc.
- Nicolas Le Salles, à la Coupe d'Or;
rue Froide :
- la veuve Jacques Tizon, aux Trois Rois;
rue Notre-Dame :
- Pierre Vandon, au Cachet d'Or;
rue der Jésuites:
- la veuve de Jean Gost, à la Levrette ;
rue Saint-Martin:
- la veuve Bougon, à la Barque,
- Pierre Harel, aux Armes de France,
- Jean Mariette, à la Corne,
- la veuve de Thimoléon Ameline, à la Petite Notre-Dame,
- Pierre Lesueur, à l'Image Saint-Nicolas,
- Hardy, capitaine des fermes et marchand de cidre;
rue Caponière:
- Étienne Bouchard, à l’Écu de France,
- Jean Henry, à la Croix Blanche;
Saint-Sauveur :
- J.-B. Grosos, cabaretier à l'Image Saint-Sauveur.

En tout, 140 aubergistes, cabaretiers, pressoiriers et courtiers de boissons ; 78 valets et servantes.

source : Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Volume 4 (1935)

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Benoît Hinard
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Re: cabaretiers et aubergistes en 1757

Message non lu par Benoît Hinard » 03 juil. 2017, 11:56

intéressant de voir que Vaucelles comptait beaucoup de débits de boissons et qu'il y en avait finalement peu rue Saint-Jean qui était pourtant un axe majeur de la ville. Y'a-t-il une liste plus ancienne pour comparer ?

chrcan
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Re: cabaretiers et aubergistes en 1757

Message non lu par chrcan » 03 juil. 2017, 12:02

Il faudrait voir aux AD
Moi je me suis contenté de reconstituer les extraits disponibles sur GOOGLE books

Vaucelles était en dehors des murs de la ville. Les taxes n'étaient peut-être pas les mêmes

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Benoît Hinard
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Re: cabaretiers et aubergistes en 1757

Message non lu par Benoît Hinard » 03 juil. 2017, 13:06

Vaucelles était à l'intérieur de l'octroi quand même ;) (un bureau était situé à l'actuelle intersection entre les rues de Falaise et des Frères-Boutrois).

chrcan
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Re: cabaretiers et aubergistes en 1757

Message non lu par chrcan » 25 juil. 2017, 10:06

Révolution oblige, les Trois Rois (mages) de la rue Froide devinrent les Trois Marchands
L'hôtel était situé au n° 10, à l'angle de la rue de la Monnaie
En 1822 (?), son tenancier, Ratel, le quitte pour le cachet d'or, 92 rue Notre-Dame, "plus vaste et plus commode".

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solcarlus
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Re: cabaretiers et aubergistes en 1757

Message non lu par solcarlus » 25 juil. 2017, 14:20

Avant 1876, la rue Saint-Pierre était découpée en trois sections : rue Saint-Pierre jusqu'au Tripot (à l'emplacement du magasin Eurodif), rue Notre-Dame jusqu'à la rue au Canu (actuelle rue Demolombe), rue Saint-Étienne jusqu'à la place Belle-Croix (actuelle place Malherbe). Chaque portion de rue correspondait à la paroisse sur laquelle elle était située : Saint-Pierre bien sûr, Notre-Dame-de-Froiderue (actuelle Saint-Sauveur) et Saint-Étienne-le-Vieux.

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